Groq face aux runtimes GPU : quand la vitesse change vraiment le produit
La questionLa vitesse d’inférence de Groq justifie-t-elle de l’intégrer dans nos produits, et pour quels usages ?
Oui pour tout ce qui est interactif et court : classification, autocomplétion, assistants de saisie. Non pour la génération longue et le raisonnement, où la qualité des modèles disponibles prime sur la vitesse.
DécisionRetenu pour les usages temps réel. Runtime GPU conservé pour la génération complexe.
- Statut
- Concluant
- Durée
- 2 semaines
- Équipe
- 1 développeur, 1 architecte
- Stack
- Groq
- Llama 3.3 70B
- vLLM
- Claude
- k6
- Grafana
Contexte
Ce qu’on a testé
- Groq avec Llama 3.3 70B.
- Le même modèle Llama 3.3 70B servi par vLLM sur un GPU dédié, notre configuration de référence.
- Un modèle propriétaire de haut niveau via API, comme repère de qualité maximale.
Résultats
0,21 s
premier token sur Groq
0,9 s
premier token sur vLLM GPU
480
tokens / s sur Groq
85
tokens / s sur vLLM GPU
- Le catalogue de modèles Groq est limité : pas de modèle de tout premier plan pour le raisonnement long au moment du test.
- Coût par requête de classification : environ trois fois inférieur au GPU dédié une fois l’infrastructure amortie, à volume équivalent.
- La sortie en streaming devient inutile sur Groq pour les réponses courtes : le texte complet arrive avant que l’animation ne soit perceptible.
- Deux périodes de limitation de débit observées en deux semaines, ce qui impose un mécanisme de repli.
Ce qu’on en conclut
Et maintenant
- Une couche de routage a été ajoutée à notre socle IA : classification, suggestion et autocomplétion vers Groq, génération longue vers le runtime GPU ou l’API propriétaire.
- Repli automatique vers le GPU en cas de limitation de débit, testé en conditions réelles.
- Prochaine mesure : impact réel sur le taux d’usage d’une fonctionnalité de suggestion passée de 1,8 s à 0,3 s chez un client volontaire.