Jarvis & OpenClaw : des agents autonomes sur nos tickets de support
La questionUn agent IA peut-il prendre en charge seul le premier niveau de nos tickets de maintenance sans dégrader la qualité de service ?
Le triage et la qualification sont fiables et rapides. La résolution autonome reste trop imprévisible : on garde l’agent comme copilote, jamais comme décideur.
DécisionAdopté pour le triage avec validation humaine. Résolution autonome écartée pour l’instant.
- Statut
- Mitigé
- Durée
- 6 semaines
- Équipe
- 2 développeurs, 1 lead run, 1 chef de projet
- Stack
- OpenClaw
- Jarvis
- MCP
- Redmine
- Claude
- Postgres
Contexte
Ce qu’on a testé
- Jarvis en mode agent : un seul modèle, accès en lecture aux tickets, au code et à la doc via des serveurs MCP, aucune action d’écriture.
- OpenClaw en orchestration : un agent planificateur qui délègue à des sous-agents spécialisés (lecture du code, reproduction du bug, rédaction de la réponse), avec droits d’écriture sur une branche dédiée.
- Un jeu de garde-fous communs : liste blanche d’actions, budget de tokens par ticket, blocage de toute commande touchant à la base de production, validation humaine obligatoire avant tout commentaire client.
Résultats
91 %
qualification correcte (catégorie et priorité)
34 %
corrections acceptées sans modification
22 %
corrections acceptées après retouche
0,04 €
coût moyen par ticket trié
- Latence médiane de 6,8 s pour un triage, mais jusqu’à 4 minutes pour une tentative de correction avec reproduction du bug.
- Les garde-fous ont bloqué 7 actions en six semaines, dont deux suppressions de données de test que l’agent considérait comme « obsolètes ».
- OpenClaw consomme en moyenne 11 fois plus de tokens que Jarvis pour un gain de qualification marginal (+2 points).
- Les agents sont excellents pour rédiger le résumé technique d’un ticket mal décrit par le client : gain de temps unanime chez les développeurs.
“L’agent m’a fait gagner du temps sur tous les tickets, sauf ceux où il m’a fait perdre confiance. Et ceux-là, on ne les repère pas au premier coup d’œil.”
Ce qu’on en conclut
Et maintenant
- Jarvis en triage est déployé sur nos projets de run internes depuis septembre, avec validation humaine avant tout commentaire visible par le client.
- Les corrections proposées par OpenClaw arrivent sous forme de pull request, jamais fusionnées automatiquement.
- Prochaine itération : mesurer si un agent entraîné sur l’historique complet d’un projet réduit les corrections « fonctionnelles mais fausses ».